mer.

28

mai

2014

Un Oiseau ... de passage ...

Par : L'Oiseau - La vie de l'Oiseau de Passage

 

Ce premier billet est centré sur l'Oiseau de Passage en tant que projet. C'est une façon d'introduire l'objet de ce blog. Par la suite, on s'intéressera davantage au fond : la technolâtrie dans toutes ses dimensions.

 

Historique

 

Le 1er décembre 2011, à l'issue de deux ans de réflexion et de travaux préparatoires, paraît le premier numéro de « L'Oiseau de Passage ». Sur la forme et le fond, l'accueil des lecteurs est encourageant. Les deux numéros suivants paraissent respectivement le 1er mars et le 1er juin 2012, conformément à la périodicité trimestrielle planifiée. Les commentaires tout aussi encourageants incitent à l'optimisme et la persévérance. Mais déjà deux difficultés majeures se profilent.

D'une part, la bonne compréhension technique des sujets traités étant au fondement du projet éditorial, la périodicité trimestrielle s'avère intenable en travaillant seul : cela se traduit par un long délai avant la parution du numéro 4, au mois d'avril 2013.

 

D'autre part, faute de pouvoir consacrer un temps suffisant à l'amélioration de la visibilité de la revue, notamment en étendant très largement le réseau de distribution (points de vente), les ventes ne progressent que faiblement. Quelques mois après la sortie du numéro 4, l'impossibilité d'atteindre un équilibre financier à court terme ne peut plus être niée. Poursuivre « en l'état » n'est alors plus concevable, d'où la décision de « suspendre » la parution et de fermer l'entreprise éditrice de la revue. La liquidation est effective à la fin du mois de décembre 2013.

 

Vers un projet collectif ?

 

Cela marque-t-il la fin d'une brève aventure ? Ce n'est pas l'hypothèse retenue dans un premier temps, puisque la parution est seulement « suspendue ». Mais persévérer suppose de se plier à deux conditions. La première est de rester convaincu de l'intérêt d'une telle publication. La seconde est de trouver une formule financièrement viable.

 

Étant juge et partie, je suis enclin à accorder du crédit aux nombreux témoignages positifs reçus suite à la publication des 4 premiers numéros de L'Oiseau de Passage. Dès lors, la première condition est aisément respectée …

 

En ce qui concerne la maîtrise de la contrainte financière, des solutions ne semblent pas hors d'atteinte : mettre en place une structure moins coûteuse (association), diminuer les coûts de fabrication (mise en page bénévole), opter pour une périodicité ralentie (annuelle), prendre le temps d'une vaste campagne préalable d'extension du réseau des points de vente (avec un objectif de 250 points de vente plutôt que 70).

 

Dans cette perspective, l'association aurait pour objet d'inviter le grand public à porter un regard critique et argumenté sur le « système technicien » et l'idolâtrie techniciste, et de s'intéresser à la crise écologique planétaire autant qu'à la crise de civilisation, en mettant en relief la responsabilité particulière de la « fuite en avant technologique ». L'édition de la revue « L'Oiseau de Passage » serait un des moyens d'action de l'association, parmi d'autres.

Si cette démarche peut faire sens, elle nécessite qu'un collectif de personnes s'approprie le projet « Oiseau de Passage », son objet, ses objectifs. Ces personnes doivent être en mesure de lui consacrer bénévolement une part de leur temps libre. Or, il est délicat de transformer un projet individuel en un projet collectif : faut-il solliciter tout son carnet d'adresses pour l'inviter à rejoindre un projet qu'il serait bien naturel de considérer comme non prioritaire pour qui n'en a pas été le fondateur ? Du soutien « moral » à l'appui concret en heures « sonnantes », il y a un pas dont le franchissement doit résulter d'une démarche volontaire plutôt que d'une réponse polie à une requête embarrassante.

 

En attendant des vents portants : le blog

 

Aussi apparaît-il que les conditions ne sont pas réunies à ce jour pour que « L'Oiseau de Passage » se mue en un projet collectif. Afin de ne fermer aucune porte, et du fait de mon intacte conviction de l'intérêt du projet, il s'agit pour l'heure de faire vivre ce regard « critique et argumenté sur l'idolâtrie techniciste ».

 

C'est donc sous la forme d'un blog qu'il va se poursuivre, pour une période ayant vocation à demeurer transitoire. Car disons-le tout « net » : internet – blog, forum, etc. – n'est selon moi pas un meilleur moyen d'expression que, par exemple, le format papier. Internet est le lieu d'un foisonnement d'informations, au sein duquel il est difficile de s'y retrouver (pour celui qui cherche une information) et facile de passer inaperçu (pour celui qui produit une information)… Proposer des dossiers de synthèse, afin d'y voir clair dans cette information surabondante, était au demeurant une des raisons d'être de la revue « L'Oiseau de Passage ». Par ailleurs, il ne serait guère cohérent de miser exclusivement sur Internet, légitimant ainsi le culte technicien, alors que l'idée est justement d'alerter sur le caractère funeste de cette dévotion.

 

Il n'est donc pas acquis que le blog soit un mode d'écriture approprié. Mais si le contenu est pertinent sur le fond et s'il suscite une curiosité bienveillante, peut-être contribuera-t-il à donner un nouveau souffle, plus collectif, au projet « Oiseau de Passage ».

 

Dum vita est, spes est !